Dinde, c’est écrit sur l’étiquette !
Il y a encore peu, suite à un vilain tour d’un félin, je me suis retrouvée en arrêt de travail. Ce fut donc médecin de garde, pharmacie de garde, antibiotiques en quantités et 2 jours de repos devenus 3 grâce au 11/11 le tout dument transmis à mon employeur par voie de courrier électronique en première instance puis par voie de courrier papier pour le certificat.
L’histoire aurait pu s’ arrêtée là si je n’étais pas vendue à une société tierce avant le client final et si tout le monde jouait le jeu de la sous-traitance. Je vous explique…
L’article 42 de la convention Syntec, convention dont je dépend donc, précise que je dois informer en cas d’arrêt maladie mon employeur selon des délais précisés et c’est tout. Prévenir le client est totalement facultatif et surtout permet aux SSII de ne pas assurer leur devoir de relai d’information envers le client final, celle-ci se reposant sur l’employéE.
Dans le cas présent, j’avais prévenu ma société et la société intermédiaire, en la personne de la commerciale que je connais, par courrier électronique en stipulant de prévenir qui de droit, car je suis plus sympa qu’on ne l’imagine, j’ai pris la peine de les rappeler à leurs obligations de gestion contractuelle de ma sous-traitance.
Et me voilà rappelée par la dite commerciale pour me passer un savon, savon dont je me frictionne abondamment car en sous-traitance, on ne connait de hiérarchie que celle de son employeur, si, si c’est le droit qui le dit. Reste qu’après c’est ma société qui vient me chercher noises lors d’un entretien téléphonique qui amène ce billet et la référence littéraire qui suit : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens .
Durant presque tout l’entretien, l’on a tenté de me coller l’étiquette de personne polie avec l’espoir qu’à force de répétitions et de la charge positive de cet étiquetage, je ne cède et reconnaisse ma Très Grande Faute. Ce à quoi j’ai répondu non, rappelé que le monde merveilleux du travail était avant tout régi par le Code du Travail et que le reste était à discrétion.
Et donc, en parlant d’étiquetage, il s’agit d’une technique de manipulation classique que vous pourrez en lisant la référence littéraire ci-dessus et bien d’autres qui fleurissent dans notre quotidien et surtout dans nos relations professionnelles. Vous découvrirez les détails du pied-dans-la-porte, les escalades d’engagements et plein de petites choses que nous nous infligeons même parfois à nous même. Bref, lisez le, armez vous !
Blague finale, la personne de ma société m’avait vu lire ce livre alors soit elle a oublié soit elle m’a prise pour un dinde et dans ce cas, elle a mal lu l’étiquette ;)