Mon nom est 9, numéro 9.
À quelques semaines d’intervalles sont sorties “Numéro 9″ et “District 9″ (prononcé ‘neinoeud’, ça fera tendance). Après avoir vu les 2 deux et une fois que je vous aurai infligé le délire cabaliste qui va suivre, vous pourrez lire une opinion de plus sur le sujet.
Pause cabalistique :
9! Mais pourquoi 9? Eurêka! A force de films arrivant à leur 3° opus, la magie des multiplications agit et que de 3×3=3²=9!
Fin de la pause.
J’appelle le numéro 9 au guichet
‘Numéro 9′, qui aura beaucoup joué sur sa filiation avec Tim Burton, n’est définitivement pas son rejeton puisque le dit Tim n’est ici qu’un des producteurs. Film d’animation de toute beauté, l’on suit l’éveil d’une petite poupée mécanique se trouvant dans un monde en ruine qui très rapidement croisera des semblables ainsi que le prédateur local, tout aussi mécanique que ses proies. Tout au long de cette histoire, il est merveilleux de voir ses petites engrenages, ses fils qui se tendent, cette physique bien rendue mêlée à une belle imagination. Bref, une réalisation technique de haut vol qu’un scénario, se voulant très envolé, porte mal. Sans dévoiler de l’intrigue, la poésie est ici un peu trop douce et gentille, pour ne pas dire gentillette, pour ne pas tomber en dissonance avec l’image.
Oui, on nous parle de la guerre, de l’humanité, du progrès, on va vers de la parabole mais, selon le public, il n’est pas garanti que cela prenne. Clairement, tout ceci reste un アイキャッチ.
T’ habites où déjà?
District 9 lui nous propose de la science-fiction classique, de bonne facture même et là encore, avec une réalisation réellement sympathique. Non, je ne suis pas une accro qu’au rendu mais ces deux films ont pour atout majeur ce fait.
Tourné à Soweto, je pense que la photographie y a gagné en crédibilité pour ses décors et les conséquences climatiques sur les acteurs. La bande son joue sur des vocaux africains bien sentis et l’intégration des effets spéciaux méritent d’être appréciée pour des détails telle que la poussière soulevée… bon ok, il y a des faiblesses, certains aliens font parfois un peu “appliqués” sur l’image.
Concernant l’histoire, le point de départ est original, l’arrivée d’aliens sur Terre mais en situation de faiblesse et a priori sans intentions particulières à notre encontre. Le déroulement en Afrique du sud assure le minimum syndical en évoquant l’ apartheid, les situations d’exclusions mais ne pousse pas la réflexion bien loin, pas plus qu’il ne fournit d’ informations pour tout comprendre.
L’heureuse surprise se situe aux niveaux des personnages principaux qui évite trop de manichéisme et surtout fournit un premier rôle côté humain terriblement crédible dans sa Bêtise presque jusqu’au bout du film. Un bonheur qui rejaillit dans les dialogues !

